TEAMBOUI KANAKY/NOUVELLE-CALEDONIE

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24
juin 2010
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Paris – Nouvelle-Calédonie :

Le 8ème Comité des Signataires favorable au principe d’un Comité de pilotage de l’Après 2014

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Le 8ème Comité des signataires s’est refermé ce jeudi à Paris sous la présidence du Premier ministre, François Fillon. Le Consensus a marqué cette rencontre parisienne entre les signataires de l’accord de Nouméa. Les formations politiques présents se sont entendues sur l’établissement d’un calendrier finalisant la poursuite des transferts de compétences. Dans son discours de clôture, le président de la république française a rappelé l’attachement de l’Etat français à l’accord de Nouméa et en particulier, sur la bonne conduite de ces transferts.

Un comité de pilotage de l’après 2014
Ce 8ème Comité des signataires a abouti notamment au renouvellement des contrats de développements 2010-2014. Ainsi pour mener à bien, le rééquilibrage Nord/Sud voulu par l’accord de Matignon et renouvelé dans celui de Nouméa, l’Etat français renouvelle son soutien à hauteur de 45 milliards de FCFP. L’Après 2014 : la question a marqué l’actualité de ces derniers jours sur l’archipel mélanésien, les signataires ont acté le principe d’un comité de pilotage. Il permettra déjà de préparer et de réfléchir à l’après 2014. Reste, cependant, à rappeler le Président de la république : « seul, la majorité issue des prochaines urnes décidera des termes de cette consultation » et d’y rajouter, « que cette dernière sera déconnectée des échéances métropolitaines ».

Calédonie Ensemble défavorable au principe des deux drapeaux
Les formations politiques Calédoniennes se sont entendues sur l’adoption des signes identitaires avant la fin du mois d’août. Pour l’instant, seuls les questions de l’hymne, la devise et le graphisme ne font pas l’objet de réticences. Reste la question du drapeau. Seul, “Calédonie Ensemble”, le parti de Philippe Gomes n’a pas adhéré à la démarche des deux drapeaux. Nicolas SARLOZY a souligné qu’un consensus doit être recherché par l’ensemble des partenaires. A l’heure actuelle, l’Union Calédonienne de Charles Pidjot et le Rassemblement-Ump de Pierre Frogier ont souligné leur satisfaction sur le principe que le drapeau Kanak flotte au côté du drapeau français. Nicolas Sarkozy va même plus loin en acceptant d’accueillir le drapeau indépendantiste au Haut-Commissariat. A la fin de son discours, le Président français a souligné être « très attentif à la situation de la Nouvelle-Calédonie » et a émis la volonté que « l’esprit de l’accord de Nouméa ne se banalise pas avec le temps ».
Le chef de l’Etat français a annoncé également son intention de se rendre en Nouvelle-Calédonie avant la fin de son mandat prévu en 2012.

24
juin 2010
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Nouvelle-Calédonie/Paris

Consensus au Comité des signataires

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Le 8ème Comité des signataires a refermé ces portes ce jeudi sous la présidence du Premier ministre, François Fillon. Cette rencontre entre l’Etat et les signataires de l’Accord de Nouméa a abouti à un consensus dans le calendrier des transferts de compétences; les contrats de développements 2010-2014 ont été renouvelés avec le déblocage d’une enveloppe à hauteur de 45 milliards de FCFP. Sur la question de l’Après 2014, les signataires de l’Accord de Nouméa ont acté le principe d’un Comité de pilotage qui aura la charge du suivit de ce dossier. Indépendantistes et Loyalistes se sont notamment penchés sur les signes identitaires. Si, les formations politiques Calédoniennes se sont entendues sur son adoption avant la fin du mois d’août, reste la question du drapeau. Seul, « Calédonie Ensemble », le parti de Philippe Gomes, n’a pas adhéré à la démarche des deux drapeaux.

Le 8ème Comité des signataires s’est refermé dans la soirée avec le discours du Président de la république française, Nicolas Sarkozy qui a réaffirmé le soutien de l’Etat à l’Accord de Nouméa et en particuliers, sur l’aide financier et technique aux transferts de compétences.

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12 personnes ont été fauchées par les rails d’un train en Espagne. L’accident s’est produit dans la localité catalane de Castelldefels, près de Barcelone. Les victimes pour la plupart des jeunes, célébraient la fête de la Saint-Jean, ce 23 juin. Selon les premiers éléments de l’enquête, les jeunes circulaient à un endroit non autorisé pour rejoindre la plage. Ce train à grande vitesse reliait les villes d’Alicante à Barcelone. Parmi ces jeunes, il faut également y compter 13 blessés. La ligne a été fermée après l’incident.

Aux Etats-Unis, peut-être une lueur d’espoir dans le règlement de la Marée noire. L’entonnoir qui permettait de pomper une partie du pétrole s’échappant de la plate-forme de « Deepwater Horizon » dans le Golf du Mexique a été remis en place. Un mimi succès. Reste que dix heures après l’incident, près de 30000 à 60000 barils de fiouls. Un incident survenu après une collision avec un robot téléguidé.

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Au Canada, un séisme de magnitude 5,5 sur l’échelle de Richter a secoué ce matin les villes de Montréal, Ottawa et Toronto. Pour l’instant, ce tremblement de terre n’a pas fait de victime, ni de gros dégâts matériels. Cependant, la secousse a été telle que des milliers de personnes sont descendus dans les rues. L’épicentre du séisme a été localisé à environ 50 km d’Ottawa. Un séisme qui survient à quelques jours du Sommet du G20 dans la ville de Toronto.

24
juin 2010

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La France n’en a pas fini avec les scandales de sécurité sanitaire. Pendant vingt ans, de 1973 à 1993, un insecticide, le chlordécone, a été utilisé en Martinique et en Guadeloupe pour lutter contre le charançon de la banane, entraînant durablement une pollution des sols et une exposition d’une partie de la population.

Une étude, publiée lundi 21 juin en Guadeloupe et dans le Journal of Clinical Oncology, confirme que le chlordécone, un perturbateur endocrinien, est responsable d’un accroissement significatif du risque de cancer de la prostate, lequel représente 50% de l’ensemble des cancers dépistés en Guadeloupe et à la Martinique. L’étude valide donc les signaux d’alerte que les autorités ont longtemps ignorés.

Lien : http://www.lemonde.fr

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Une femme prend la tête de l’Australie. Julia Gillard, Vice-Premier ministre a pris les rennes du Gouvernement au lieu et place de Kevin Rudd. L’annonce a été faite, il y a à peu près 10 heures sur les ondes de radio Australie. Cette décision fait suite au mécontentement des plusieurs factions du Parti travailliste des performances du Premier ministre. Kevin Rudd a finalement cédé. Elu en 2007, c’est la 1ère fois qu’un Premier ministre australien soit éjecté avant même, la fin de son mandat.

Les Nations Unies saluent le courage à la Papouasie Nouvelle-Guinée. Un salut qu’ils le doivent à la reconnaissance des réfugiés provenant de la Province indonésienne de la Papouasie occidentale depuis 20ans. Près de 9700 réfugiés mélanésiens de la Papouasie occidentale vivent en effet en Papouasie Nouvelle-Guinée. Cette annonce a été faite lors des célébrations de la Journée des réfugiés à l’Université Papoue.

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Les Emirats arabes renforcent ces liens avec les îles du Pacifique et en particuliers, les îles Fiji. 5 milliards de FCFP permettront de financer des programmes de développement et d’accroître les relations avec les nations océaniennes de la région. Cette décision fait suite à la rencontre entre Frank Bainimaram et le Directeur général du Fonds de développement des Emirats arabes cette semaine. Les discussions ont été qualifiées de fructueuses, selon l’administration Fidjienne.

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C’est décidé. Les îles Samoa relancent ces exportations de Taros. Tubercule phare de cet archipel, les Samoa doivent faire face depuis plus de 10ans à recul de son marché dû en partie à un dessèchement de ces feuilles de taros. Une crise majeure qui lui, a, cependant, fermé les portes du marché étranger. Les autorités locales ont désormais pris la décision de prendre le taureau par les cornes et d’envoyer sa 1ère cargaison à destination du Pays AOTEAROA.

En sport. Pas de chance pour l’Australie. Le Continent voisin quitte lui aussi l’Afrique du Sud et la Coupe du Monde de Football. En dépit des deux buts face à la Serbie, les Socceross australiens n’ont quasiment pas obtenu le nombre de points suffisant pour atteindre les 8ème de finales. C’est finalement l’Allemagne qui prend la tête de son groupe suivit par le Ghana.

30
juin 2010
Posté dans Non classé par kanaknc à 8:54 | Pas de réponses »

Etat, Gouvernement, Province nord, Mairies de Bélep et de Poum se sont réunis le 29 juin dernier à la Mairie de Koumac pour se pencher activement sur la desserte des îles de Dau ar et de Pûm. Pour la première fois, cette table ronde a permis de poser les bases d’un groupe de travail qui aura vocation de mettre en place un véritable schéma de la desserte aérienne et maritime sur la Province nord.

« Il fallait assainir les tentions qui ont paralysé les discussions ». Le ton est donné par Albert Wahoulo, maire de Bélep à l’initiative de cette table ronde à la mairie de Koumac. La panne technique du SEA BREEZE depuis deux mois et les rotations aériennes quelque peu difficiles sur l’île liées aux conditions climatiques ont poussé l’Etat, le Gouvernement, la Province nord et les mairies concernées à rechercher des pistes de solutions. « Il fallait que l’on se retrouve. Car la situation devenait catastrophique », confie Albert Wahoulo, « pour nos enfants en particulier, scolarisés sur la Grande terre et pour la population sur place ». Ainsi, pour la première fois dans l’histoire de la desserte aérienne et maritime de la Province nord, les acteurs du développement se sont mis autour de la table pour discuter et jeter les bases d’un futur schéma d’aménagement de la desserte des îles du nord.

Maintenir le service public
Première démarche : reconnaître le fait d’îles à désenclaver afin d’asseoir une véritable discussion. Autour de la table, les langues se sont peu à peu déliées et les responsabilités misent au pied du mur. « Nous reconnaissons que Bélep fait partie de ces îles enclavés. Mais, l’île n’est pas pleinement intégré dans le schéma d’aménagement de la desserte que l’on retrouve dans le Sud et les îles loyauté », admet Yann Devillers, en charge du secteur des infrastructures publiques et du transport aérien domestique, terrestre et maritime au Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, « mais ce n’est pas une raison d’occulter cet état fait car, il y a là une véritable demande de la population et des collectivités dans le besoin ». Conséquence : le service public doit coûte que coûte être maintenu et les partenaires y ont longuement insisté. « Maintenant, il faut mettre les moyens technique et financier afin d’accompagner cet aménagement », soulève Henriette Hmaé, maire de Poum, « revoir les infrastructures aériennes et portuaires. Chacun doit effectivement œuvrer en fonction de ces compétences ». A la Province nord, des initiatives ont été prises et des projets font déjà l’objet d’appels d’offres, « nous finançons déjà la rénovation du wharf de Bélep dont les travaux sont prévus prochainement », souligne Ali Carimi, Directeur de la direction de l’aménagement et du foncier de la Province nord, « et l’autre projet à venir, ce sera l’extension du port de Pandop à Koumac pour accueillir les bateaux de tailles imposantes comme le SEA BREEZE ». Du côté du Gouvernement également, des actions ont été mises en place, « il y a quinze jours, nous avons signé une convention avec la Province nord où nous lui mettons à disposition trois ingénieurs de l’aviation civile afin de réfléchir sur la réfection de la piste d’atterrissage de l’aérodrome de Bélep », indique Yann Devillers, en charge du secteur.

Un groupe de travail pour apporter des solutions
Ensemble, les partenaires ont adopté le principe d’un groupe de travail dont la composition et le planning des discussions reviendront à la Province nord. « Il s’agira d’affiner les idées des uns et des autres et mettre en place des solutions à moyens et à longs termes », souligne Ali Carimi, de la direction de l’aménagement et du foncier de la collectivité provinciale. « En attendant, il faut répondre au plus pressé face aux difficultés du quotidien. Un plan B ou une alternative à la panne technique du SEA BREEZE et nous étudions actuellement la possibilité d’un second bateau pour relier les îles Bélep », poursuit-il. Ainsi, si cette table ronde a ravie l’ensemble des acteurs du développement économique qui ont promis de se retrouver en août prochain, elle a permis notamment à la mairie de Bélep de sortir de ce sentiment d’île oubliée. Reste que cet évènement aura mis en lumière la difficile accession à une véritable physionomie de la desserte aérienne et maritime en Nouvelle-Calédonie qui doit concourir au rééquilibrage entre le sud, le nord et les îles loyauté.

Cédrick WAKAHUGNEME

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Le FMI apporte son aide à TUVALU. Un accord a été signé le vendredi 25 juin à Washington. Pour l’instant, rien n’est précis sur le contenu de cet accord. Cependant, le président du Front monétaire International, Dominique Strauss-Kanh soulève l’importance d’établir une assise économique fort au sein de l’archipel. En plus du 187ème membre du Fonds monétaire international, le FMI a décidé notamment de porter assistance aux pays en détresse comme l’Angola ou la Grèce.

La terre a tremblé aux îles Salomon ce week-end. Pour l’instant, aucune victime n’a été signalée. La secousse d’une magnitude de 6,7 sur l’échelle de Richter s’est produite à plus d’une cinquantaine de kilomètre d’Honiara, la capitale. Ce séisme a provoqué la peur des habitants qui ont quitté dans la précipitation leurs maisons. Un mouvement de panique qui rappel, le dernier tremblement de terre, il y a dix ans. Aucune alerte au tsunami n’a été lancée dans l’immédiat.

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Qui dit pouvoir de l’argent, ne dit pas forcément, résistance des métaux. Et, les îles Cook, l’ont appris à leurs dépends. Ce qui était au départ, un soutien financé pour la réalisation du tribunal d’Avarua, à hauteur de 185 millions de FCFP, tombe désormais à la dégringolade. 6ans après sa construction, le bâtiment doit essuyer de nombreuses fissures le long de murs, des surplombs qui s’effondrent et une climatisation non fonctionnelle. Plusieurs constats s’imposent désormais : un bâtiment non conformes aux normes internationales et construit sans que le climat des lieux, n’est prise en compte. La rouille s’est finalement imposée et les autorités judiciaires disent ne pas avoir les moyens d’effectuer les réparations.

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Fidji mise désormais sur l’hémisphère nord. Selon, le Fiji Sun, Franck Bainimara, a manifesté son intention de s’éloigner de ces partenaires officiels que sont l’Australie et la Nouvelle-Zélande pour les Emirats Arabes Unis et ainsi rejoindre le Mouvement des Non-Alignés. Une décision qui intervient après une rencontre entre le 1er Ministre et Mohammed Omar Adullah, le sous-secrétaire du ministère du Développement économique du Gouvernement d’Abu Dhabi. Pour l’intention, cette décision est au stade d’annonce. Reste maintenant à le parapher. Pour le Gouvernement Fidjien, il s’agit d’étendre ces relations en dehors du périmètre habituel. Le Mouvement des Non-Alignés, c’est cette organisation internationale intergouvernementale, qui regroupe aujourd’hui près de 120 nations à travers le monde.

Aux îles Salomon, la participation serait déjà jugé très forte, aux prochaines élections locales. C’est en tout cas, ce que souligne, ce matin, le Directeur de la Commission électorale de cet archipel, Polycarp Haununu. Des élections qui auront lieu le 4 août prochain. Sur place, on évoquerait la participation de près 448 000 électeurs. Soit 30% de plus que les dernières élections locales. Un bon spectaculaire que les observateurs attribuent à l’arrivée en masse des jeunes, désormais en âge de voter.

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Ce n’est pas une nouveauté. Même 24ans après, les négociations sur la chasse à la baleine n’ont toujours rien donné. Réunis au Maroc, les délégués de 80 pays, dont l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ne sont pas parvenus à définir un terrain d’entente. Deux jours de discussions pour autoriser « oui » ou « non » le Japon a reprendre ces activités de pêches commerciales en échange d’une baisse de ces quotas de prises harponnées. Finalement, le moratoire restera en l’état, puisque l’ensemble des pro-chasseurs à la baleine a essuyé le refus de la grande majorité des participants présents.

Et, enfin. Une nomination. Et, une autre de plus, pour Julia Gillard. Une semaine après avoir été nommé au poste de 1ère dame de l’Australie, Julia Gillard devra notamment occupée le poste de Présidente de Forum des îles du Pacifique. C’est la 1ère fois qu’une femme tiendra la présidence de cette institution régionale. Elle est d’ailleurs attenue en août prochain, lors du prochain sommet, à Vanuatu.

28
juin 2010
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Interview : Henriette HMAE, Maire de la commune de POUM

Allons jusqu’au bout du changement

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Elue en mars 2008, Henriette Hmaé, maire de la commune de Poum souhaite rendre à la collectivité municipale toute sa dimension de service publique. Cette démarche est longuement assurée par un travail d’équipe et de concertation avec l’ensemble du Conseil municipal. Ces priorités vont à l’adduction en eau potable et à l’électrification des populations de la Grande terre et des îles. Rencontre avec une femme d’exception engagée pleinement dans le bien-être de ces administrés.

Teamboui : Vous avez été élue en mars 2008 à la tête de la Mairie de POUM. Est-ce que vous avez le sentiment que la population locale avait besoin de changement ?

Henriette HMAE : « La population a exprimé à travers le scrutin du 8 mars 2008 une volonté de changement car 75% des suffrages se sont portés sur les listes des nouveaux candidats avec des programmes différents exprimant une gestion différente de la commune et 25% sur la liste de l’ancienne exécutif de la municipalité avec comme engagement une continuité dans l’administration de la commune. »

T. : Est-ce que ce vote, selon vous, ne s’arrête pas à votre condition de femme mais à ces longues années vouées à votre collectivité et aux biens êtres des administrés ?

H.M : « Effectivement, je pense pas que cette élection est due uniquement à ma condition de femme et peut-être également à mon expérience professionnelle comme secrétaire général de la Mairie pendant 12ans. Cette expérience a également pesé dans le choix fait par les militants mais il y avait aussi cette volonté de changement. Et, c’est à travers ce choix que les militants ont dit : Allons jusqu’au bout du changement que nous prônons et démontrons notre volonté de changer et n’ayant pas peur de proposer une femme. »

T. : Est-ce que vous avez le sentiment que la cohabitation se passe mieux depuis votre élection avec l’ensemble des formations politiques du Conseil municipal ?

H.M : « Depuis le début de notre mandat, nous nous sommes efforcés de travailler avec tout le monde quelque soit le bord politique. Cela n’a pas été fait sans difficulté mais aujourd’hui il existe un consensus au sein du Conseil municipal et nous impliquons tout le monde dans la gestion communale car c’est notre commune à tous. »

T. : Comment sont vos relations avec la vie coutumière lorsque l’on est une femme à la tête d’une institution ?

H.M : « Les relations avec la vie coutumière se passent dans de bonnes conditions car au sein du Conseil municipal, plusieurs élus sont des coutumiers des chefferies de Nelema et Aonvase et, par conséquent ils portent les deux casquettes de coutumier et d’élu communal. Ils sont ainsi impliqués dans la gestion communal et, au fait de toutes les décisions ».

T. : Vous avez été élue sur un programme quelles sont les grandes lignes de ce programme ?

H.M : « Notre programme s’est basé essentiellement sur le fait de rendre sa dimension de service public à la commune car le ressentie de la population était qu’il n’y avait plus ce service. Nous sommes une commune à part entière depuis 1977 et nous sommes l’avant dernière commune à avoir été créée. Avant cela, la commune était rattachée à Koumac, nous avons à peine 33ans donc notre commune est en pleine construction avec les besoins d’infrastructures primaires qui s’imposent : l’adduction en eau potable, avec les problèmes de ressources en eau que connaît la commune, notamment sur nos îles habités car, la particularité de Poum est qu’elle a un pied dans l’eau et un autre sur terre; la réhabilitation des voies communales afin de permettre à la population d’accéder au service et le désenclavement des populations de la Grande terre mais également des îlots; et enfin l’électrification des populations de la Grande terre et des îles car la commune de Poum a le taux de couverture électrique le moins élevé (65%) du pays après la commune de Hienghène. »

T. : Quels sont les grands chantiers auxquels la mairie de Poum s’est attelée dès votre arrivée au sein de la Collectivité ?

H.M : « Les premiers chantiers que nous avons entrepris sont la réhabilitation de toutes les infrastructures communales (bâtiment ou réseau AEP) : la réfection du réseau AEP sous-marin desservant la tribu de Yenghebane et le 5 novembre 2008, l’eau s’est remise à couler dans les robinets de cette île après plusieurs années sans ce besoin essentiel et de survit de nos populations; la réhabilitation des bâtiments scolaires et des équipements sportifs afin de permettre aux enfants de suivre une scolarité dans de bonnes conditions; la réhabilitation du site de manifestation publique : village Shello et en parallèle, la commune a négocié pour la réalisation d’un réfectoire communal de 120 places pour les enfants, la réhabilitation également des voies communales RM8 et RM6 et la mise en place d’une OGAF (Opération groupée d’aménagement foncier) … »

T. : Il y a la question aussi de l’eau potable que peinent à obtenir certaines localités de la commune ?

H.M : « L’eau est le dossier que nous allons présenter pour les prochains contrats de développement Etat/Communes car elle est une priorité pour l’équipe mais les opérations sont coûteuses et la commune seule, ne peut pas supporter un tel investissement. Poum dispose de structure d’alimentation en eau potable avec dans certains secteurs qu’un approvisionnement en forage. Ainsi, la programmation quinquennale de contrats de développement permettra de renforcer le dispositif sur la Grande terre et pour les îles ne disposant d’aucune ressource en eau potable. Nous envisageons donc de ré initier le procédé de désalinisation pour une production par énergie renouvelable. »

T. : Autre chantier de poids pour la commune de Poum, celui de l’électrification des habitations dans le besoin. Quels sont les moyens donnés pour permettre aux foyers d’être raccordés au réseau ?

H.M : « En effet, comme je l’ai dit auparavant la commune a le taux de couverture en électricité le plus faible du Territoire, le mouvement des administrés tout dernièrement dans un blocage sur le nord a permis de sensibiliser les autres partenaires institutionnels « Etat, Gouvernement et la Province » sur cette situation et ils se sont engagés à financer les travaux pour réaliser cette opération et permettre à la population du sud de la commune de bénéficier du raccordement au réseau à haute tension. »

T. : Est-ce que vous avez le sentiment que les petites communes doivent se battre chaque année avec les plus grosses pour obtenir des financements ?

H.M : « Les petites communes ont non seulement des ressources limités alors qu’elles sont en pleine construction avec essentiellement des besoins en infrastructures primaires ayant des coûts d’investissements importants. Mais, la commune de Poum a la particularité d’avoir une partie de son domaine communal sur l’eau à cause de ses îles habitées et c’est vrai que cela n’est pas souvent prise en compte dans les critères de répartition de ressources par l’Etat et la Nouvelle-Calédonie alors que cette situation engendre une multiplication des coûts en cas d’investissement sur ces îles qui ont des besoins primaires spécifiques tels que les pontons et l’accès de mise en eau des embarcations ect. »

T. : Poum est synonyme également de lieu où la pêche à bon port, on peut imaginer que c’est l’un des secteurs clés de la collectivité ?

H.M : « La pêche est la principale source de revenus de la population de la commune pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir un emploi salarié. La commune a sollicité la mise en place d’une OGAF afin de permettre à ces pêcheurs d’être mieux accompagnés pour valoriser leurs savoirs et établir des circuits d’écoulement de leurs produits. »

T. : La mine aussi, garde une place importante et prépondérante dans la vie des administrés ?

H.M : « La commune a connu les années du Boom du nickel avec les sociétés PATINO, LAFLEUR, COFREMI, la réé-ouverture de l’exploitation par la SMSP en 1996 et la SLN depuis deux ans. Mais, effectivement la mine occupe une place prépondérante dans la vie des administrées car elle est un pourvoyeur d’emplois et par ces effets induits, elle instaure de l’activité économique limitant ainsi l’exode rural. »

T. : On ne peut pas parler de Poum s’en évoquer l’ensemble de ces atouts touristiques qui font la fierté de cette commune de l’Extrême nord ?

H.M : « Nous espérons que nos atouts touristiques serviront de balancier à l’exploitation minière afin que celle-ci soit contrainte au respect de l’environnement car la commune souhaite développer le Tourisme vert et de proximité accessible à tous. Cependant, cela nécessite de gros investissements. Ici, un hôtelier de la commune est précurseur de ce mode de tourisme. Aujourd’hui, le but est de développer un tissu de promoteurs qui quadrilleront la commune pour des activités de découvertes de l’environnement. »

T. : La culture notamment garde une place de choix dans le cœur de ces habitants. De grandes manifestations y sont régulièrement réalisées comme Sharabing avec le comité Shello ?

H.M : « Ces associations ont pris en charge depuis plusieurs années l’animation de la commune, chacune dans leurs domaines. La première, l’association Sharabing sur le partage et la valorisation des richesses culturelles avec des échanges entre les régions et les pays du Pacifique. La deuxième association Fruits de Mer base ces journées sur la promotion et la valorisation des produits de la mer mais également la sensibilisation aux espèces marines protégées tels que la tortue. »

Des propos recueillis par
Cédrick WAKAHUGNEME

28
juin 2010
Posté dans Non classé par kanaknc à 4:27 | Pas de réponses »

PROVINCE NORD/BELEP

Sortir de son isolement

C’est la commune la plus éloignée de Nouvelle-Calédonie. Située à 470Km de la capitale Nouméa, l’île de Bélep (Dau Ar en langue nyelâyu) est réputée pour son exploitation de Tazar et de poissons frais commercialisés dans les grandes surfaces du pays. Son éloignement est aussi un facteur de son isolement. Cette île dont l’accès est parfois difficile de la Grande Terre , doit aussi faire face à des problèmes de ravitaillement en produits de premières nécessités.

Interview : Albert Wahoulo, maire de Bélep

« Privilégié la Jeunesse de l’île »

Le Maire de Bélep, Albert Wahoulo soutien la jeunesse de son île et souhaite les aider à créer des projets sur Dau Ar afin de les installer durablement.

Investi aux dernières élections de Juin 2008, Albert Wahoulo, maire de la commune de Dau Ar (Bélep) s’est fixé pour priorité de soutenir la jeunesse de son île faute d’emplois salariés. Ses ambitions vont aussi au désenclavement de l’île et du village de Waala. Après l’avènement de l’Ogaf (Opération groupée d’aménagement foncier) en janvier 2010, l ‘association Anvala Bélep, regroupant l’ensemble des pêcheurs professionnels de l’île, travaille désormais à maintenir l’outil. Rencontre avec Albert Wahoulo, maire de la commune de Bélep.

Journaliste : Lors de votre élection au poste de 1er magistrat de la commune, vous vous êtes fixé comme objectif de soutenir la jeunesse de Dau Ar. Comment se traduisent vos actions sur le terrain ?

Albert Wahoulo : « La Jeunesse de Dau Ar représente 70% de la population totale de l’île. C’est un chiffre important et la nouvelle majorité qui m’accompagne s’est lancée dans un vaste programme d’actions pour les soutenir. L’idée est avant tout de les canaliser dès leur retour sur l’île. Certains sont en échec scolaire et d’autres diplômés mais non salariés, il fallait trouver des solutions pour les occuper et lutter notamment contre deux fléaux qui marquent l’île comme le cannabis et l’alcool. Grâce à l’intervention des coutumiers, nous avons décidé de travailler ensemble pour les aider. Ainsi, nous avons répondu à leur première demande : celui de relancer les activités sportives comme le retour de l’équipe de football en sommeil depuis 2003 et la création d’une équipe de volley-ball pour les filles. Cependant, fixer les jeunes sur l’île, c’est aussi les faire participer au développement économique. Car, il faut reconnaître qu’au-delà de la pêche, il faut aussi cibler les autres domaines d’activités susceptibles d’apporter le plein emploi. Les idées sont nombreuses, reste que l’on a envi que les jeunes nous présentent des projets sur le tourisme ou sur l’élevage. Ainsi, les quelques projets soulevés restent en stand bye. Alors, que les partenaires financiers (l’Adie ou l’aide aux micros projets de la Province nord) sont d’avis de les aider. Mais, très peu nombreux sont les jeunes qui les sollicitent. Nous travaillons actuellement sur des partenariats durables avec des conventions types auprès des structures de formations comme la MFR (Maison familiale rurale), la MIJ (Mission d’insertion des jeunes) et le GSMA (le Groupement du service militaire adaptée) auxquels des échanges sont en cours. Ils peuvent ainsi les assister dans la création de projets. »

Journaliste : L’un de vos grands chantiers est le désenclavement de la baie de Waala. On imagine qu’il ne faut pas une seule mandature pour atteindre cet objectif ?

Albert Wahoulo : « Effectivement, il faut être réaliste. Ce n’est pas en une seule mandature que l’on peut arrivé à désenclaver la baie de Waala. L’idée est avant tout de permettre à l’ensemble des clans et des familles de pouvoir se réinstaller sur leur terre d’origine sur l’autre versant de l’île. A l’heure actuelle, ces terres sont le plus souvent des terres cultivables où les familles se retrouvent régulièrement pour planter leurs champs d’ignames ou de maniocs. C’est un grand chantier car il faut penser à tout : à la viabilisation des sites, à l’adduction en eau potable et une grande réflexion est faite actuellement sur l’estimation des coûts. Ainsi, nous songeons à établir un programme pluriannuel pour définir les grandes lignes de ce projet d’aménagement. Ce projet là doit aussi avoir l’appui de la Province , du pays et de l’Etat car il faut des financements importants pour le mener à terme. »

Journaliste : Où en est l’idée du désenclavement de l’île Pott ?

Albert Wahoulo : « On ne va pas refaire l’histoire. On va dire que les gens de Pott ont été forcés de quitter leurs terres. Après le traumatisme qui les a marqué, nous travaillons aujourd’hui pour leur permettre de revenir s’installer sur leurs terres. Un exemple, l’une des grandes familles de Pott ‘Oualaïri’ a été retrouvé à la Roche sur l’île de Maré. Le Grand chef Sinéwami, nous a signalé qu’ils prennent part activement dans le travail coutumier sur l’île de NENGONE. Comme le désenclavement de la baie de Waala, nous avons l’idée de présenter quelque chose à la fin de l’année avec les équipes de l’Adraf (l’Agence de développement rural et d’aménagement foncier), pour leur permettre de revenir ».

L’association Anvala Bélep regroupe près 27 pêcheurs professionnels de l’île de Dau Ar.

Journaliste : La pêche est la principale activité économique de Bélep et source de revenue de la population. Depuis janvier 2010, l ‘association Anvala Bélep a pris le relais de l’Ogaf. Quelles sont vos ambitions pour un tel outil ?

Albert Wahoulo : « On aurait souhaité que la structure soit maintenue pour une année supplémentaire afin d’améliorer le dispositif et de penser à d’autres domaines ou filières d’exploitations comme la coquille Saint-Jacques. On est conscient qu’il faut d’abord améliorer l’existant comme la diversification de nos produits, son écoulement sur le marché et d’établir une tarification qui convienne à tous. Ainsi, les pêcheurs ont compris qu’il faut s’approprier l’outil et s’organiser avec soin pour que l’ensemble de la population puisse en bénéficier. Dès que cette démarche d’appropriation est atteinte, nous pouvons à l’avenir penser à investir sur d’autres produits ou agrandir la structure actuelle.»

Journaliste : La reconstruction du Wharf de Dau Ar est prévue pour cette année. Où en sont les discussions ?

Albert Wahoulo : « Tout a fait. Nous avons obtenu le feu vert de la Province nord pour la réalisation d’un nouveau Wharf sur Bélep à Sainte-Thérèse. Son financement est évalué sur une enveloppe de près de 510 millions de francs CFP, entièrement budgétisée par la collectivité provinciale. Deux entreprises ont été sous-traitées pour réaliser ce grand chantier de 9 mois à peu près. Les travaux doivent débutés à partir de ce mois de juin. Cependant, il faut compter avec les intempéries et les contraintes que vous savez, liées à la desserte de l’île. »

Journaliste : Pour cette dernière mandature, vous avez également opté pour la préservation de la zone du lagon nord. Vous estimez que les coutumiers doivent être longuement sollicités dans la gestion de ce dossier ?

Albert Wahoulo : « Après la signature d’un protocole de prévention du périmètre de la zone nord, un comité de gestion a été créé dans la foulée. Il rassemble l’ensemble des forces vives de l’île comme les coutumiers, la mairie, la province, l’état, les associations et la population locale. Tous ont ainsi souhaité participer à cette concertation. Désormais, si cette question du lagon nord a rallié l’ensemble de nos gens, nous avons sollicité l’État français de laisser le choix aux coutumiers de décider de l’avenir de la préservation et de la protection du récif d’Entre-Castraux qui comprend notamment les îles surprises. Reste que la préservation de notre lagon va de paire avec la protection de l’espace terrestre. Là, aussi, nous devons être très vigilant. »

Propos recueillis par Cédrick WAKAHUGNEME

Amabili Wahoulo, Grand chef de Dau Ar

« Dau Ar : Garant de la vie de nos populations »

Amabili Wahoulo, le Grand chef de Bélep s’est lancé dans la restructuration de la chefferie dès son arrivé en 2005. Aujourd’hui, il compte concilier coutume et modernité pour répondre plus favorablement aux attentes des jeunes.

Il a été intronisé en 2005. Amabili Wahoulo a pris la succession de son défunt père Marcel Wahoulo. A 57ans, le Grand chef de Bélep affiche ces priorités : la restructuration de la chefferie pour plus d’espace de discussion, la place de la famille, la jeunesse et la cherté de la vie. Rencontre avec un personnage clé de l’île de Dau Ar entre coutume et modernité.

Le regard est fixe et déterminé. A chacune de nos questions, Amabili Wahoulo prend le temps de la réflexion avant de nous répondre. Le grand dignitaire de Dau Ar est posé et il n’esquive aucune de nos questions. « Je dois être fort, clair et précis car avec les coutumiers de l’île, nous devons être les garants de la vie de chaque personne. Ainsi, nous avons le devoir de répondre à leurs attentes », souligne t’il. Ce personnage clé de l’île est apprécié par l’ensemble de la population et des gens de passages. Après le geste coutumier de respect du visiteur, il nous accueille dans cette grande case en plein centre de la chefferie. Père de cinq enfants, Amabili Wahoulo a pris la succession de son défunt père Marcel Wahoulo en 2005. Derrière sa casquette de jeune homme qui pourrait méprendre plus d’une personne, il affiche ces priorités de Grand chef. « Dès mon arrivée, j’ai pris la décision de restructurer notre chefferie avec l’aide des coutumiers. Ce n’est pas une innovation puisque nous avons suivit les indications du Conseil d’Air Hoot Mwa Whaap », poursuit Amabili Wahoulo. « Ainsi, tous les quinze jours, nous nous rencontrons ici à la chefferie dans un espace de discussion que l’on appel palabre coutumier pour évoquer le quotidien de nos gens dans les tribus ». Un espace d’échange où toutes les difficultés du quotidien sont posées : le foncier, la vie en communauté, la religion, la santé ou encore la jeunesse. « En fixant notre chefferie, nous avons aussi mis des barrières à tous les abus », indique t’il. « Ainsi pour éviter le nerf de bœuf à l’ancienne, comme celui qui est accroché au centre de la case, nous avons opté pour les travaux d’intérêts générales ». La mesure semble être appréciée par les chefs de clans et les familles. Une liste fixe les interdits comme les bagarres ou la musique les soirs de semaine ou encore le jeu de Bingo. « S’ils ne respectent pas ces interdits, ils seront convoqués à la chefferie et on leur ordonne par exemple de débrousser les bords de routes, le nettoyage des creeks ou de l’école », confie le Grand chef de Dau Ar.

Soutenir la jeunesse de l’île de Dau Ar, la mairie s’est engagée à développer les activités sportives à travers le football et le volley-ball.

Lutter contre le cannabis et soutenir la jeunesse
Avec plus d’un millier d’habitant, la jeunesse représente 70% de la population totale de la commune, selon le bureau « Point information jeunesse ». Un chiffre qui exprime la dure réalité de l’île où il est recensé très peu d’emplois salariés et/ou l’activité économique tourne en grande partie sur l’exploitation du lagon à travers la pêche. Ainsi, pour lutter contre l’oisiveté mais surtout contre les deux fléaux qui marquent les Bélep comme le cannabis et l’alcool, les coutumiers ont dû employés les grands moyens. « En 2007, nous avons lancé une grosse opération de nettoyage de l’île avec la collaboration des gendarmes pour arracher les plans de cannabis », confie Amabili Wahoulo, « nous avons notamment interdits les marchés noirs pour la vente d’alcool. Désormais, sur les quatre magasins de l’île, trois ont leurs licences pour vendre de l’alcool. » Reste que le premier dignitaire de l’île admet qu’émettre des interdits est une chose mais qu’il faut aussi trouvés des solutions pour occuper les jeunes de Dau Ar. « Grâce à la concertation, nous avons pu répondre à l’une de leurs demandes comme la mise en place d’une équipe de football pour les garçons et de volley-ball pour les filles », souligne t’il. Et, de poursuivre, « c’est en discutant sans tabous de leurs difficultés que nous avons réussi à les aider et nous continuerons à les soutenir ».

Cherté de la vie : « Nous devons nous en sortir »
C’est le paradoxe de ces îles éloignées de la Grande Terre et du brouhaha des grandes villes. A l’image des îles loyauté, l’île de Bélep est de loin la moins lotie. En cause : son accès difficiles par bateaux ou par avions, ajoutée à cela, les aléas climatiques qui privent le plus souvent ces habitants de se fournir en produits de premières nécessités. « J’admets que c’est cher ici. Mais il faut comprendre qu’entre l’achat des produits sur la Grande Terre et la vente sur l’île, il faut compter également, le coup du fret pour le transport », reconnaît le Grand chef. « Mais, nous avons le devoir de nous en sortir. Ce n’est pas facile car il y a très peu d’emplois salariés et les gens travaillent dur pour nourrir leurs familles ou envoyer les enfants à l’école ».

Le laboratoire de l’association Anvala Bélep est le fruit de l’investissement engagé par la Province nord à travers l’Ogaf. Situé à la tribu de Sainte-Thérèse, il compte notamment une chambre de découpe du Tazar et de poissons frais.

Anvala Bélep : « Un outil à la portée de ces habitants »
L’avènement de l’Ogaf (Opération groupée d’aménagement foncier) terminé en janvier 2010, l ‘association Anvala Bélep a désormais pris le relais. Elle regroupe près de 27 pêcheurs professionnels et possède un laboratoire installe à la tribu de Sainte-Thérèse à l’extrémité de l’île qui comprend notamment une salle de découpe du Tazar ou de poissons frais, deux chambres froides et d’une machine à glace. « Les pêcheurs vont tous les jours à la pêche sur leurs bateaux », nous confie, le Grand chef, « et, les gens arrivent à vivre de cette activité ». En 2009, la première ressource de l’île de Dau Ar a atteint des records de prises, « nous avons réalisés 50 tonnes de Tazar et 11 tonnes de poissons frais », poursuit-il, « désormais, sans l’aide de la Province nord, nous devons maintenant gérer l’outil. Je pense que nous pouvons le faire grâce à l’ensemble de ces moyens. Nous avons même une station de service ».

Concilier coutume et modernité
C’est son cheval de bataille. Si, Amabili Wahoulo est reconnu pour être ce Grand chef de toutes les innovations, il ne cache pas son attachement face à l’évolution de concilier coutume et modernité. « Il faut que nous prenons en compte l’ensemble des évolutions et toutes les nouvelles technologies et moyens de communications qui nous entourent », avoue t’il. Car admet, le Grand chef, « lorsque les jeunes sortent ou qu’ils sont scolarisés à Nouméa, ils découvrent beaucoup de choses. On essaie donc de travailler à leurs côtés ». Une écoute et une attention qui lui sont chers. « Car, l’avenir », dit-il, « c’est bien évidemment nos jeunes ».

C.WAKAHUGNEME

Ghislaine YARICK, animatrice du PIJ (Point information jeunesse)

« Sa mission : motiver les jeunes à la création d’entreprise »

Originaire de l’île de Bélep et mère de famille, Ghislaine Yarick est diplômée d’un Baccalauréat de communication et de gestion des ressources humaines. Depuis le 1er juillet 2009, elle anime le PIJ (Point information jeunesse) installé à l’OMS (l’Office municipal des sports) à deux pas de la mairie. Ces missions : motiver la jeunesse de Dau Ar à la poursuite d’étude et à la création d’entreprise. Une démarche voulue par l’équipe municipale.

Depuis 2009, Ghislaine Yarick occupe le poste d’animatrice du PIJ (Point information jeunesse) de la mairie de Bélep. Installée dans les locaux de l’Office municipal des sports, elle compose avec le bureau de l’association Anvala Bélep. Derrière son bureau quelque peu rudimentaire, elle accueil les adolescents et les jeunes sans emplois avec le plus grand sérieux. « Mon travail consiste à donner des informations aux jeunes sur les formations et les emplois. Avec eux, l’idée est avant tout de créer des projets », souligne la jeune femme.

322 jeunes sans emplois à Bélep
Né de la volonté de l’équipe municipale, le Point information jeunesse est le lieu de rencontre des jeunes à la recherche d’information. Depuis sa création, le PIJ a pu recenser près de 322 jeunes sans emploi de 14 à 35ans. « Ce chiffre ne comprend pas les jeunes scolarisés sur l’île et sur la Grande Terre », confie Ghislaine Yarick, « il faut compter notamment les handicapés », poursuit-elle. Lieu d’accueil pour des jeunes en mal d’emploi, depuis la mise en place de la structure, le PIJ enregistre une fréquentation croissante et en particulier, lors de vacances scolaires. « Pour le seul mois de janvier, 44 jeunes sont venus nous voir. Effectivement, c’est au cours de ces périodes scolaires, qu’ils viennent s’informer sur les emplois jeunes ou job d’été », souligne, l’animatrice, « ainsi, nous reconnaissons là que le dispositif est indispensable pour une île comme Bélep, isolé de la Grande Terre ».

Une motivation pas toujours facile à cerner
Depuis sa création en juillet dernier, le PIJ a vu ces missions se développer. Ainsi, pour répondre plus efficacement à la demande, il est désormais le relais de la MIJ (Mission d’insertion des Jeunes), de Cap Emploi, de la DEFIJ Province nord et du GRETA nord. Un lieu de foissement de l’information qui cache néanmoins la dure réalité de Dau Ar, où la motivation n’est pas forcément au rendez-vous auprès des jeunes. « Il faut toujours être derrière eux pour les motiver. Sinon, ils passeront plus de temps à la tribu sans avoir la possibilité de s’en sortir », indique Ghislaine Yarick. « Ma mission est de les aider à mieux cibler leur demande en terme de formation et de création de projets sur l’île. Je n’ai donc pas le droit de fléchir. Je travail donc beaucoup sur l’accueil et les espaces de discussions pour qu’ils aient confiance à aller de l’avant ». Une détermination accrue pour cette jeune animatrice de talent qui espère un jour que la réussite le soit aussi pour ces jeunes de Dau Ar, comme, elle l’a été, il y a un an pour elle.

C.WAKAHUGNEME

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Attentat meurtrier en Grèce. Au cœur de l’appareil sécuritaire. Un colis piégé a explosé dans les bureaux du Ministère de la Protection du citoyen et de la police. Un homme a été tué. Le chef de la sécurité du ministre. L’explosion a été qualifiée de très forte. Le Premier ministre, Georges Papandréou a affirmé qu’il s’agissait d’une attaque terroriste. Si, cet attentat n’a pas été revendiqué, les autorités suivent la piste de l’EA. Un groupe révolutionnaire qui avait revendiqué les 15 attentats de 2003.

Hu Jintao, personne non grata à Ottawa. A la vieille de l’ouverture du Sommet du G21, le président chinois est arrivé au Canada. Son arrivée a entraîné la tenue de manifestation qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes. Aucun acte de violence n’est pour le moment été rapportés, selon les autorités.

Peut-être un signe d’apaisement dans le conflit gazier entre la Russie et le Bélarus. Cependant, certains points litigieux comme la question du coût du transit. Une question qui laisse planer la menace d’une interruption de l’acheminement du gaz russe vers l’Europe. Le géant gazier Gazprom a accepté de rouvrir pleinement les vannes vers la Bélarus, si et seulement si, le pays payé sa dette accumulée depuis 2010 à hauteur de 187 millions de dollars.

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Dudus Coke extradé aux Etats-Unis. Le Baron présumé de la drogue de Jamaïque, Christophe Coke a été livré aux services secrets américains. L’homme était à l’origine des affrontements en mai dernier à Kingston qui ont fait au moins 73 morts civils, obligeant le gouvernement à proclamer l’état d’urgence. La justice américaine accuse Coke d’approvisionner New York et les autres villes de la côte est en crack, cocaïne et marijuana, causant au passage de sanglantes guerres de gangs.

En France. Le mystère règne à Coursan près de Narbonne après les quatre tentatives de suicide de jeunes collégiens survenues dans la région. Une adolescente de 15ans est décédée après avoir absorbé des médicaments. En une semaine, ce petit village de l’Aude a connu trois tentatives de suicides. Deux des collégiens avaient annoncés leurs intentions sur internet. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Narbonne pour déterminer si ces tentatives ont fait l’objet d’incitation sur le réseau internet.

24
juin 2010
Posté dans Non classé par kanaknc à 8:20 | Pas de réponses »

Nouvelle-Calédonie

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Un Comité sous pression
Le 8ème Comité des signataires a ouvert ces portes ce jeudi à l’hôtel Matignon sous la présidence du Premier ministre, François Fillon. À l’ordre du jour : l’état d’avancement des transferts de compétences ; le bilan d’étape de l’accord de Nouméa ; la question minière ; la préparation de l’après-2014, du référendum de sortie, et l’avenir institutionnel calédonien ; les signes identitaires ; les contrats de développement ; la formation des élites néo-calédoniennes.

Les signataires déjeunent avec Penchard
L’interlocuteur principal des signataires sera Marie-Luce Penchard, la secrétaire d’Etat à l’Outre-mer. Une fois accueillis par François Fillon, c’est avec la ministre de l’Outre-Mer que les signataires discuteront des points à l’ordre du jour. D’ailleurs, il est prévu que tous déjeunent avec Mme Penchard, probablement à Matignon même. Il faudra attendre 17 heures pour qu’ils revoient le Premier ministre qui viendra conclure la réunion du comité. A 18h30, ils seront tous à l’Elysée pour écouter le discours du président de la République.

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