TEAMBOUI KANAKY/NOUVELLE-CALEDONIE

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28
juin 2010
Reportage à Bélep
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PROVINCE NORD/BELEP

Sortir de son isolement

C’est la commune la plus éloignée de Nouvelle-Calédonie. Située à 470Km de la capitale Nouméa, l’île de Bélep (Dau Ar en langue nyelâyu) est réputée pour son exploitation de Tazar et de poissons frais commercialisés dans les grandes surfaces du pays. Son éloignement est aussi un facteur de son isolement. Cette île dont l’accès est parfois difficile de la Grande Terre , doit aussi faire face à des problèmes de ravitaillement en produits de premières nécessités.

Interview : Albert Wahoulo, maire de Bélep

« Privilégié la Jeunesse de l’île »

Le Maire de Bélep, Albert Wahoulo soutien la jeunesse de son île et souhaite les aider à créer des projets sur Dau Ar afin de les installer durablement.

Investi aux dernières élections de Juin 2008, Albert Wahoulo, maire de la commune de Dau Ar (Bélep) s’est fixé pour priorité de soutenir la jeunesse de son île faute d’emplois salariés. Ses ambitions vont aussi au désenclavement de l’île et du village de Waala. Après l’avènement de l’Ogaf (Opération groupée d’aménagement foncier) en janvier 2010, l ‘association Anvala Bélep, regroupant l’ensemble des pêcheurs professionnels de l’île, travaille désormais à maintenir l’outil. Rencontre avec Albert Wahoulo, maire de la commune de Bélep.

Journaliste : Lors de votre élection au poste de 1er magistrat de la commune, vous vous êtes fixé comme objectif de soutenir la jeunesse de Dau Ar. Comment se traduisent vos actions sur le terrain ?

Albert Wahoulo : « La Jeunesse de Dau Ar représente 70% de la population totale de l’île. C’est un chiffre important et la nouvelle majorité qui m’accompagne s’est lancée dans un vaste programme d’actions pour les soutenir. L’idée est avant tout de les canaliser dès leur retour sur l’île. Certains sont en échec scolaire et d’autres diplômés mais non salariés, il fallait trouver des solutions pour les occuper et lutter notamment contre deux fléaux qui marquent l’île comme le cannabis et l’alcool. Grâce à l’intervention des coutumiers, nous avons décidé de travailler ensemble pour les aider. Ainsi, nous avons répondu à leur première demande : celui de relancer les activités sportives comme le retour de l’équipe de football en sommeil depuis 2003 et la création d’une équipe de volley-ball pour les filles. Cependant, fixer les jeunes sur l’île, c’est aussi les faire participer au développement économique. Car, il faut reconnaître qu’au-delà de la pêche, il faut aussi cibler les autres domaines d’activités susceptibles d’apporter le plein emploi. Les idées sont nombreuses, reste que l’on a envi que les jeunes nous présentent des projets sur le tourisme ou sur l’élevage. Ainsi, les quelques projets soulevés restent en stand bye. Alors, que les partenaires financiers (l’Adie ou l’aide aux micros projets de la Province nord) sont d’avis de les aider. Mais, très peu nombreux sont les jeunes qui les sollicitent. Nous travaillons actuellement sur des partenariats durables avec des conventions types auprès des structures de formations comme la MFR (Maison familiale rurale), la MIJ (Mission d’insertion des jeunes) et le GSMA (le Groupement du service militaire adaptée) auxquels des échanges sont en cours. Ils peuvent ainsi les assister dans la création de projets. »

Journaliste : L’un de vos grands chantiers est le désenclavement de la baie de Waala. On imagine qu’il ne faut pas une seule mandature pour atteindre cet objectif ?

Albert Wahoulo : « Effectivement, il faut être réaliste. Ce n’est pas en une seule mandature que l’on peut arrivé à désenclaver la baie de Waala. L’idée est avant tout de permettre à l’ensemble des clans et des familles de pouvoir se réinstaller sur leur terre d’origine sur l’autre versant de l’île. A l’heure actuelle, ces terres sont le plus souvent des terres cultivables où les familles se retrouvent régulièrement pour planter leurs champs d’ignames ou de maniocs. C’est un grand chantier car il faut penser à tout : à la viabilisation des sites, à l’adduction en eau potable et une grande réflexion est faite actuellement sur l’estimation des coûts. Ainsi, nous songeons à établir un programme pluriannuel pour définir les grandes lignes de ce projet d’aménagement. Ce projet là doit aussi avoir l’appui de la Province , du pays et de l’Etat car il faut des financements importants pour le mener à terme. »

Journaliste : Où en est l’idée du désenclavement de l’île Pott ?

Albert Wahoulo : « On ne va pas refaire l’histoire. On va dire que les gens de Pott ont été forcés de quitter leurs terres. Après le traumatisme qui les a marqué, nous travaillons aujourd’hui pour leur permettre de revenir s’installer sur leurs terres. Un exemple, l’une des grandes familles de Pott ‘Oualaïri’ a été retrouvé à la Roche sur l’île de Maré. Le Grand chef Sinéwami, nous a signalé qu’ils prennent part activement dans le travail coutumier sur l’île de NENGONE. Comme le désenclavement de la baie de Waala, nous avons l’idée de présenter quelque chose à la fin de l’année avec les équipes de l’Adraf (l’Agence de développement rural et d’aménagement foncier), pour leur permettre de revenir ».

L’association Anvala Bélep regroupe près 27 pêcheurs professionnels de l’île de Dau Ar.

Journaliste : La pêche est la principale activité économique de Bélep et source de revenue de la population. Depuis janvier 2010, l ‘association Anvala Bélep a pris le relais de l’Ogaf. Quelles sont vos ambitions pour un tel outil ?

Albert Wahoulo : « On aurait souhaité que la structure soit maintenue pour une année supplémentaire afin d’améliorer le dispositif et de penser à d’autres domaines ou filières d’exploitations comme la coquille Saint-Jacques. On est conscient qu’il faut d’abord améliorer l’existant comme la diversification de nos produits, son écoulement sur le marché et d’établir une tarification qui convienne à tous. Ainsi, les pêcheurs ont compris qu’il faut s’approprier l’outil et s’organiser avec soin pour que l’ensemble de la population puisse en bénéficier. Dès que cette démarche d’appropriation est atteinte, nous pouvons à l’avenir penser à investir sur d’autres produits ou agrandir la structure actuelle.»

Journaliste : La reconstruction du Wharf de Dau Ar est prévue pour cette année. Où en sont les discussions ?

Albert Wahoulo : « Tout a fait. Nous avons obtenu le feu vert de la Province nord pour la réalisation d’un nouveau Wharf sur Bélep à Sainte-Thérèse. Son financement est évalué sur une enveloppe de près de 510 millions de francs CFP, entièrement budgétisée par la collectivité provinciale. Deux entreprises ont été sous-traitées pour réaliser ce grand chantier de 9 mois à peu près. Les travaux doivent débutés à partir de ce mois de juin. Cependant, il faut compter avec les intempéries et les contraintes que vous savez, liées à la desserte de l’île. »

Journaliste : Pour cette dernière mandature, vous avez également opté pour la préservation de la zone du lagon nord. Vous estimez que les coutumiers doivent être longuement sollicités dans la gestion de ce dossier ?

Albert Wahoulo : « Après la signature d’un protocole de prévention du périmètre de la zone nord, un comité de gestion a été créé dans la foulée. Il rassemble l’ensemble des forces vives de l’île comme les coutumiers, la mairie, la province, l’état, les associations et la population locale. Tous ont ainsi souhaité participer à cette concertation. Désormais, si cette question du lagon nord a rallié l’ensemble de nos gens, nous avons sollicité l’État français de laisser le choix aux coutumiers de décider de l’avenir de la préservation et de la protection du récif d’Entre-Castraux qui comprend notamment les îles surprises. Reste que la préservation de notre lagon va de paire avec la protection de l’espace terrestre. Là, aussi, nous devons être très vigilant. »

Propos recueillis par Cédrick WAKAHUGNEME

Amabili Wahoulo, Grand chef de Dau Ar

« Dau Ar : Garant de la vie de nos populations »

Amabili Wahoulo, le Grand chef de Bélep s’est lancé dans la restructuration de la chefferie dès son arrivé en 2005. Aujourd’hui, il compte concilier coutume et modernité pour répondre plus favorablement aux attentes des jeunes.

Il a été intronisé en 2005. Amabili Wahoulo a pris la succession de son défunt père Marcel Wahoulo. A 57ans, le Grand chef de Bélep affiche ces priorités : la restructuration de la chefferie pour plus d’espace de discussion, la place de la famille, la jeunesse et la cherté de la vie. Rencontre avec un personnage clé de l’île de Dau Ar entre coutume et modernité.

Le regard est fixe et déterminé. A chacune de nos questions, Amabili Wahoulo prend le temps de la réflexion avant de nous répondre. Le grand dignitaire de Dau Ar est posé et il n’esquive aucune de nos questions. « Je dois être fort, clair et précis car avec les coutumiers de l’île, nous devons être les garants de la vie de chaque personne. Ainsi, nous avons le devoir de répondre à leurs attentes », souligne t’il. Ce personnage clé de l’île est apprécié par l’ensemble de la population et des gens de passages. Après le geste coutumier de respect du visiteur, il nous accueille dans cette grande case en plein centre de la chefferie. Père de cinq enfants, Amabili Wahoulo a pris la succession de son défunt père Marcel Wahoulo en 2005. Derrière sa casquette de jeune homme qui pourrait méprendre plus d’une personne, il affiche ces priorités de Grand chef. « Dès mon arrivée, j’ai pris la décision de restructurer notre chefferie avec l’aide des coutumiers. Ce n’est pas une innovation puisque nous avons suivit les indications du Conseil d’Air Hoot Mwa Whaap », poursuit Amabili Wahoulo. « Ainsi, tous les quinze jours, nous nous rencontrons ici à la chefferie dans un espace de discussion que l’on appel palabre coutumier pour évoquer le quotidien de nos gens dans les tribus ». Un espace d’échange où toutes les difficultés du quotidien sont posées : le foncier, la vie en communauté, la religion, la santé ou encore la jeunesse. « En fixant notre chefferie, nous avons aussi mis des barrières à tous les abus », indique t’il. « Ainsi pour éviter le nerf de bœuf à l’ancienne, comme celui qui est accroché au centre de la case, nous avons opté pour les travaux d’intérêts générales ». La mesure semble être appréciée par les chefs de clans et les familles. Une liste fixe les interdits comme les bagarres ou la musique les soirs de semaine ou encore le jeu de Bingo. « S’ils ne respectent pas ces interdits, ils seront convoqués à la chefferie et on leur ordonne par exemple de débrousser les bords de routes, le nettoyage des creeks ou de l’école », confie le Grand chef de Dau Ar.

Soutenir la jeunesse de l’île de Dau Ar, la mairie s’est engagée à développer les activités sportives à travers le football et le volley-ball.

Lutter contre le cannabis et soutenir la jeunesse
Avec plus d’un millier d’habitant, la jeunesse représente 70% de la population totale de la commune, selon le bureau « Point information jeunesse ». Un chiffre qui exprime la dure réalité de l’île où il est recensé très peu d’emplois salariés et/ou l’activité économique tourne en grande partie sur l’exploitation du lagon à travers la pêche. Ainsi, pour lutter contre l’oisiveté mais surtout contre les deux fléaux qui marquent les Bélep comme le cannabis et l’alcool, les coutumiers ont dû employés les grands moyens. « En 2007, nous avons lancé une grosse opération de nettoyage de l’île avec la collaboration des gendarmes pour arracher les plans de cannabis », confie Amabili Wahoulo, « nous avons notamment interdits les marchés noirs pour la vente d’alcool. Désormais, sur les quatre magasins de l’île, trois ont leurs licences pour vendre de l’alcool. » Reste que le premier dignitaire de l’île admet qu’émettre des interdits est une chose mais qu’il faut aussi trouvés des solutions pour occuper les jeunes de Dau Ar. « Grâce à la concertation, nous avons pu répondre à l’une de leurs demandes comme la mise en place d’une équipe de football pour les garçons et de volley-ball pour les filles », souligne t’il. Et, de poursuivre, « c’est en discutant sans tabous de leurs difficultés que nous avons réussi à les aider et nous continuerons à les soutenir ».

Cherté de la vie : « Nous devons nous en sortir »
C’est le paradoxe de ces îles éloignées de la Grande Terre et du brouhaha des grandes villes. A l’image des îles loyauté, l’île de Bélep est de loin la moins lotie. En cause : son accès difficiles par bateaux ou par avions, ajoutée à cela, les aléas climatiques qui privent le plus souvent ces habitants de se fournir en produits de premières nécessités. « J’admets que c’est cher ici. Mais il faut comprendre qu’entre l’achat des produits sur la Grande Terre et la vente sur l’île, il faut compter également, le coup du fret pour le transport », reconnaît le Grand chef. « Mais, nous avons le devoir de nous en sortir. Ce n’est pas facile car il y a très peu d’emplois salariés et les gens travaillent dur pour nourrir leurs familles ou envoyer les enfants à l’école ».

Le laboratoire de l’association Anvala Bélep est le fruit de l’investissement engagé par la Province nord à travers l’Ogaf. Situé à la tribu de Sainte-Thérèse, il compte notamment une chambre de découpe du Tazar et de poissons frais.

Anvala Bélep : « Un outil à la portée de ces habitants »
L’avènement de l’Ogaf (Opération groupée d’aménagement foncier) terminé en janvier 2010, l ‘association Anvala Bélep a désormais pris le relais. Elle regroupe près de 27 pêcheurs professionnels et possède un laboratoire installe à la tribu de Sainte-Thérèse à l’extrémité de l’île qui comprend notamment une salle de découpe du Tazar ou de poissons frais, deux chambres froides et d’une machine à glace. « Les pêcheurs vont tous les jours à la pêche sur leurs bateaux », nous confie, le Grand chef, « et, les gens arrivent à vivre de cette activité ». En 2009, la première ressource de l’île de Dau Ar a atteint des records de prises, « nous avons réalisés 50 tonnes de Tazar et 11 tonnes de poissons frais », poursuit-il, « désormais, sans l’aide de la Province nord, nous devons maintenant gérer l’outil. Je pense que nous pouvons le faire grâce à l’ensemble de ces moyens. Nous avons même une station de service ».

Concilier coutume et modernité
C’est son cheval de bataille. Si, Amabili Wahoulo est reconnu pour être ce Grand chef de toutes les innovations, il ne cache pas son attachement face à l’évolution de concilier coutume et modernité. « Il faut que nous prenons en compte l’ensemble des évolutions et toutes les nouvelles technologies et moyens de communications qui nous entourent », avoue t’il. Car admet, le Grand chef, « lorsque les jeunes sortent ou qu’ils sont scolarisés à Nouméa, ils découvrent beaucoup de choses. On essaie donc de travailler à leurs côtés ». Une écoute et une attention qui lui sont chers. « Car, l’avenir », dit-il, « c’est bien évidemment nos jeunes ».

C.WAKAHUGNEME

Ghislaine YARICK, animatrice du PIJ (Point information jeunesse)

« Sa mission : motiver les jeunes à la création d’entreprise »

Originaire de l’île de Bélep et mère de famille, Ghislaine Yarick est diplômée d’un Baccalauréat de communication et de gestion des ressources humaines. Depuis le 1er juillet 2009, elle anime le PIJ (Point information jeunesse) installé à l’OMS (l’Office municipal des sports) à deux pas de la mairie. Ces missions : motiver la jeunesse de Dau Ar à la poursuite d’étude et à la création d’entreprise. Une démarche voulue par l’équipe municipale.

Depuis 2009, Ghislaine Yarick occupe le poste d’animatrice du PIJ (Point information jeunesse) de la mairie de Bélep. Installée dans les locaux de l’Office municipal des sports, elle compose avec le bureau de l’association Anvala Bélep. Derrière son bureau quelque peu rudimentaire, elle accueil les adolescents et les jeunes sans emplois avec le plus grand sérieux. « Mon travail consiste à donner des informations aux jeunes sur les formations et les emplois. Avec eux, l’idée est avant tout de créer des projets », souligne la jeune femme.

322 jeunes sans emplois à Bélep
Né de la volonté de l’équipe municipale, le Point information jeunesse est le lieu de rencontre des jeunes à la recherche d’information. Depuis sa création, le PIJ a pu recenser près de 322 jeunes sans emploi de 14 à 35ans. « Ce chiffre ne comprend pas les jeunes scolarisés sur l’île et sur la Grande Terre », confie Ghislaine Yarick, « il faut compter notamment les handicapés », poursuit-elle. Lieu d’accueil pour des jeunes en mal d’emploi, depuis la mise en place de la structure, le PIJ enregistre une fréquentation croissante et en particulier, lors de vacances scolaires. « Pour le seul mois de janvier, 44 jeunes sont venus nous voir. Effectivement, c’est au cours de ces périodes scolaires, qu’ils viennent s’informer sur les emplois jeunes ou job d’été », souligne, l’animatrice, « ainsi, nous reconnaissons là que le dispositif est indispensable pour une île comme Bélep, isolé de la Grande Terre ».

Une motivation pas toujours facile à cerner
Depuis sa création en juillet dernier, le PIJ a vu ces missions se développer. Ainsi, pour répondre plus efficacement à la demande, il est désormais le relais de la MIJ (Mission d’insertion des Jeunes), de Cap Emploi, de la DEFIJ Province nord et du GRETA nord. Un lieu de foissement de l’information qui cache néanmoins la dure réalité de Dau Ar, où la motivation n’est pas forcément au rendez-vous auprès des jeunes. « Il faut toujours être derrière eux pour les motiver. Sinon, ils passeront plus de temps à la tribu sans avoir la possibilité de s’en sortir », indique Ghislaine Yarick. « Ma mission est de les aider à mieux cibler leur demande en terme de formation et de création de projets sur l’île. Je n’ai donc pas le droit de fléchir. Je travail donc beaucoup sur l’accueil et les espaces de discussions pour qu’ils aient confiance à aller de l’avant ». Une détermination accrue pour cette jeune animatrice de talent qui espère un jour que la réussite le soit aussi pour ces jeunes de Dau Ar, comme, elle l’a été, il y a un an pour elle.

C.WAKAHUGNEME


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